Atelier Ecouter/Voir

Le projet
Depuis dix ans, ans l’exigence associative et légale d’accessibilité aux œuvres va croissante. Le film, composé d’une bande de sons montés sur une bande d’images, implique pour les spectateurs déficients visuels la réalisation d’une version audio décrite. Mais sous quel angle aborder cette « expérience intrigante du film que l’on écoute » ?
En s’appuyant sur une expérience sonore, les participants éprouvent chacune des étapes de la réalisation d’une version audio décrite. Ils interrogent les enjeux artistiques d’une accessibilité de qualité.
Depuis le premier visionnement du film par le réalisateur de la version audio décrite jusqu’au mixage ou à l’harmonisation finale de la voix interprète avec la bande son, comment ce dispositif singulier peut-il proposer une rencontre inédite avec le projet d’un cinéaste documentariste ?

La démarche
L’intervenante fonde cet atelier sur plusieurs fragments sonores et audiovisuels, prélevés dans les films programmés au Fidé, édition 2017.
Les participants sont inscrits dans une dynamique collective qu’elle impulse et conduit. Ils mettent en commun l’expérience sensible qu’ils font chacun et découvrent par l’expérience, dans le respect de leurs perceptions, la version audio décrite des films documentaires.
Après une présentation précise du dispositif de diffusion, l’intervenante examinera les questions posées par la mise en œuvre d’une séance de cinéma accessible aux publics déficients visuels – communication, matériel nécessaire.

L’intervenante
Marie Diagne a étudié les lettres et le cinéma à l’université. Elle découvre le montage sur les films de Melvin Van Peebles et de Djibril Diop Mambety. Scénariste documentariste, elle est depuis plus de vingt ans concernée par la transmission des œuvres cinématographiques – programmation et accompagnement de séances, ateliers de pratique artistique et rédaction de documents pédagogiques, formations.
Elle confronte depuis 2007 cette passion à la pratique de l’audio description et fait le constat suivant : ce dispositif est aujourd’hui inscrit dans un cadre légal et se développe rapidement. Les prestataires et les usages se multiplient, mais l’enjeu de la version audio décrite – transmettre le projet de cinéma d’un réalisateur – est trop souvent ignoré ou sacrifié.
Marie s’engage alors dans la défense d’un secteur professionnel naissant – l’adaptation des films aux publics déficients visuels – et fonde Le Cinéma Parle en 2015. Elle conçoit et mène des formations autour de l’audio description – auteur, collaborateur aveugle – notamment pour l’Institut National de l’Audiovisuel. Elle développe de nombreux projets pédagogiques où la version audio décrite des films devient un dispositif inédit de rencontre des oeuvres cinématographiques.

Plus d’infos : https://lecinemaparle.wixsite.com/lecinemaparle

Samedi 13 mai
15h-17h00